Introduction
La construction d'une identité visuelle est née d'une longue phase d'exploration mêlant recherches graphiques, croquis et expérimentations.
Cette étape m'a permis de définir les bases de mon langage visuel autour de la composition, de la narration et de la couleur.
Premiers repères
Les premières recherches ont permis d'identifier les influences qui allaient progressivement construire mon univers graphique.
L'étude des styles, des techniques et des approches narratives a constitué une étape essentielle dans cette évolution.
Étape décisive
Cette étape marque un changement dans mon approche de l'image, avec une recherche d'équilibre entre détail, ambiance et narration.
Les illustrations commencent alors à développer une identité plus personnelle et plus affirmée.
Du dessin à la couleur
Cette première étape reprend une approche issue du dessin traditionnel, enrichie progressivement par la couleur.
La lumière devient un élément narratif, mettant en valeur les points d’intérêt tout en conservant une approche graphique.
Abandon progressif du contour noir
Cette étape marque l’abandon progressif du contour noir, jugé trop présent dans l’image.
La couleur du trait devient un moyen d’harmoniser les éléments avec leur environnement.
Un contour plus subtil
Comme la végétation occupait une place centrale dans l’image, je voulais un traitement plus détaillé, sans que le contour ne vienne alourdir les formes. Je l’ai donc utilisé de manière plus subtile : présent par endroits, parfois éclairci, parfois légèrement assombri pour mieux s’intégrer aux volumes dessinés.
Le contour coloré commence ainsi à évoluer vers un rôle plus discret. Utilisé ponctuellement, il accompagne certaines formes et participe à la lecture de l’image sans s’imposer dans la composition.
Harmoniser le trait
Cette illustration marque une évolution vers une approche plus harmonieuse du trait, inspirée notamment des recherches graphiques des anciens films Disney. En abandonnant progressivement le contour noir systématique, la ligne colorée s’intègre davantage aux formes et à l’atmosphère générale de l’image.
Le trait devient ainsi un élément de cohérence visuelle : il accompagne les couleurs plutôt que de s’y opposer, permettant aux personnages et aux décors de fonctionner dans un même univers graphique.
Le trait au service de l’atmosphère
La dernière évolution du processus consiste à adapter progressivement la couleur du contour à l’atmosphère générale.
Le trait devient ainsi un élément intégré à l’image plutôt qu’une séparation entre les formes.
Expérimenter la saturation
Cette étape marque une prise de risque avec l’utilisation d’une ligne plus saturée, volontairement différente de la couleur des formes qu’elle accompagne. Le contour devient alors un élément graphique à part entière, capable d’affirmer une direction visuelle et de participer activement à la composition.
L’objectif était d’explorer une esthétique différente, plus expressive et éloignée de mes habitudes.
Deux lectures du trait
Les expérimentations sur le contour coloré se poursuivent avec une recherche d’équilibre entre structure, volume et détails internes.
Deux approches de couleur sont utilisées pour différencier les volumes et les éléments graphiques.
Construire par la couleur
Le travail du contour évolue avec une approche différente selon les éléments représentés.
Les volumes utilisent des couleurs intégrées au décor tandis que les motifs adoptent un traitement plus graphique et contrasté.
Le trait comme lumière
La couleur du contour devient un prolongement du travail de lumière appliqué aux surfaces.
Les variations chromatiques permettent de créer des ambiances différentes et d’exprimer une approche plus personnelle de la couleur.
La perception des couleurs
Cette étape révèle l’influence du contour coloré sur la perception des couleurs.
Les contrastes entre lignes et surfaces peuvent transformer la manière dont une même couleur est ressentie. Cette recherche fait écho aux travaux de Johannes Itten, qui a montré combien la perception d’une couleur dépend de son environnement chromatique.
La couleur comme narration
Les recherches finales montrent comment de légères variations de couleur peuvent modifier profondément l’ambiance d’une image.
Comme dans les peintures de Denis Frémond, où la lumière et les nuances chromatiques suffisent à faire naître des mondes singuliers, la couleur devient ici un langage capable de suggérer un lieu, une émotion ou une histoire.
Ou encore à la manière de Mark Rothko, qui transforme de simples champs colorés en espaces de contemplation : chaque variation de teinte participe alors à la construction d’un univers visuel et guide la perception du spectateur.
Explorer avant de construire
Ces recherches regroupent les expérimentations, les essais et les différentes pistes explorées avant d'arriver à une direction finale.
Elles témoignent d'un processus où l'erreur et l'exploration occupent une place essentielle.